Jean Rose Marie et Calioppée

 

Le centre de médiation animale des “Mini-maux” en visite à l’Ehpad
De notre correspondante Marie-Hélène Laurent - 19 avr. 2024

Vendredi 12 avril, en début d''après-midi, Catherine Maciocia, médiatrice animale, installée sur les hauteurs de Saint-Clément-sur-Valsonne, a fait une visite à l’Ehpad de Grandris, accompagnée d’une partie de sa ménagerie, pour une séance de médiation animale. Le Progrès a assisté à la communication non verbale entre animaux et résidents.
Tout juste rentrée de la prison de Corbas, où elle se rend habituellement, Catherine Maciocia, propriétaire du centre des « Mini’maux » a aussitôt réinstallé sa ménagerie dans son véhicule spécialement aménagé, pour se rendre à l’Ehpad de Grandris, où elle a déjà fait quelques visites. Sur place, il fait beau. L’alpaga, Rainbow, la brebis, Pimprenelle, ainsi que trois mini animaux sont parqués dans la cour, et la séance peut débuter. Une séance rendue possible grâce à l’association « Douceur de vivre » de Grandris, qui récolte des fonds pour financer des activités pour le bien-être des résidents de l’Ehpad Tarare-Grandris. Frédéric Gely, le président est fier de cette initiative : « De voir ces moments d’échange et de tendresse entre les patients et les animaux est un pur bonheur ».
Une communication dans le silence
Face au résident, l’animal attend, avant de tenter une approche tout en finesse.
Mylène Saunier, animatrice de l’établissement, qui regroupe 130 résidents, toutes unités confondues, témoigne : « Au départ, on a essayé uniquement avec les patients Alzheimer, ça a tout de suite accroché. C’est incroyable, comme ces animaux ont un pouvoir apaisant. On a, par exemple, un patient qui déambule sans arrêt dans les couloirs, Curieusement, le fait de le mettre en présence des animaux, le calme immédiatement ». Elle ajoute : « Les patients se souviennent des animaux. Ils les attendaient ». Quelques soignants, qui ont fini leur journée, s’attardent à admirer l’alchimie qui se dégage entre patients et animaux. Une belle parenthèse dans la vie de l’Ehpad.

Le Progrès - 19 avril 2024